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Période du non : 7 astuces pour gérer la phase d’opposition

La période du non entre 18 et 24 mois est une transition importante de la croissance de votre enfant. Cependant, ce moment est parfois déstabilisant. En tant que parent, on peut se sentir démuni. Dans cet article, nous démystifions la phase d’opposition et nous vous présentons 9 astuces pour mieux la vivre. 

 

Pourquoi dit-il non ? 

La phase d’opposition chez l’enfant de 2 ans est une transition cruciale de son développement. C’est un moment compliqué mais nécessaire. En effet, votre petit grandit et s’affirme. Il veut montrer qu’il n’est plus un bébé, mais un être à part entière. En vous disant « non », il exprime ses choix et ses désirs. Il veut vous convaincre de sa maturité et de son autonomie. De cette façon, il espère vous prouver son individualité.

Cependant, il répète cela à tout bout de champ sans vraiment en comprendre son sens. En effet, le refus ne signifie pas réellement un rejet de vos demandes. Il représente plutôt une affirmation de lui-même. Il teste d’abord les limites de sa négation sans bien prendre conscience de ce qu’il repousse. Il essaye de voir jusqu’où il peut aller en utilisant ce mot. En tant qu’adulte et parent, nous devons respecter son droit de donner son avis tout en y mettant des barrières. 

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Comment réagir à la phase d’opposition ? 

1. Évitez une guerre du pouvoir

Être systématiquement en confrontation est inutile. Effectivement, avoir une attitude sévère et camper sur ses positions ne règle pas le conflit. Au contraire, cela risque de rendre la communication stérile, et à terme cela n’arrangera rien. Lâchez prise, vous verrez qu’il y a de grandes chances que cela se passe beaucoup mieux. 

 

2. Oubliez le défaitisme

Le contraire prévaut aussi. S’entêter à s’opposer à son enfant est vain. Cependant, tout accepter pour éviter une crise est une solution à court terme qui vous desservira plus tard.

Imaginons que vous deviez aller à un rendez-vous médical, mais qu’il refuse d’enfiler son manteau. Il est dans le couloir d’entrée et se roule par terre en criant et en pleurant. Vous ne pouvez pas annuler la consultation. Seulement, il a tellement eu l’habitude que vous cédiez à tout quand il se met en colère, que dans les moments importants, cela devient ingérable. Il faut donc adopter une stratégie qui lui permet de s’affirmer sans que cela bouscule votre agenda serré de maman. 

 

3. Plus de oui pour plus de zénitude

Cela peut paraître contraire à ce qui est écrit au paragraphe précédent. Pourtant, sachez que plus vous accepterez ses contestations, moins il y en aura. Il faut donc faire un compromis. On dit oui plus souvent et on garde les non pour les choses essentielles. Après tout, est-ce vraiment important si aujourd’hui, il refuse de mettre son tee-shirt vert, car il préfère porter sa chemise bleue ? 

 

4. L’anticipation est la clé

Quand vous allez jouer au parc, la même situation recommence systématiquement. Vous lui dites qu’il est temps de rentrer et il se fâche. Après tout, c’est normal, il s’amuse et n’a pas envie de retourner à la maison. De plus, à son jeune âge, il n’a pas de notion d’organisation. Il ne se rend pas compte que vous devez cuisiner le repas, remplir le sac à dos pour le lendemain, etc. Tout ça prend du temps, mais lui ne le sait pas. C’est pour cela que anticiper va vous aider. Signalez-lui 5 minutes avant que c’est bientôt fini. Cela lui permet de se préparer à la fin de son activité. 

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5. Offrez-lui un choix contrôlé

Aller au supermarché avec votre petit est un défi, car vous craignez un problème récurrent : la crise de nerfs au milieu du magasin. Vous savez qu’en arrivant près des goûters et des bonbons, il va tous les vouloir. Bien évidemment, vous allez refuser, ce qui va créer une frustration chez votre enfant. Pour éviter ce scénario, proposez-lui une alternative : le choix contrôlé. Demandez-lui s’il préfère les biscuits à la fraise ou au chocolat. Sa sélection sera limitée et il se sentira responsabilisé et donc valorisé. 

 

6. Analysez ses refus

Il est important de comprendre pourquoi il refuse et de verbaliser. Votre enfant veut enlever son gilet. Vous insistez pour qu’il le garde car vous estimez qu’il fait bien trop froid. Vous lui demandez alors de le remettre, et il proteste. Peut-être que pour vous il fait frais, mais lui joue et court. Il a peut-être chaud. Il n’est pas capable à son jeune âge de tout vous expliquer, d’exprimer ses émotions ou ses sentiments. C’est donc pour cette raison qu’il se fâche. L’utilisation de la communication non-violente est une bonne alternative pour vous permettre de formuler ce que vous ressentez de façon claire à votre enfant, sans vous énerver. 

 

7. Renoncez au chantage

En tant que parent, nous tous connu le fameux « si tu ne manges pas tes haricots, tu n’auras pas de dessert ! ». Ce sont des schémas classiques, et il n’est pas évident de s’en débarrasser. Cependant, ce genre de méthode n’amène rien, et peut au contraire faire entrer les participants dans un jeu de pouvoir complètement vain. 

 

8. Les parents accros au non

Nous aussi disons beaucoup non. Ne fais pas ceci, ne fais pas cela, ne mets pas ça dans la bouche, ne touche pas… Ce sont des phrases types que nous formulons au quotidien. Bien sûr, ces injonctions sont toujours utilisées pour son bien. Cependant, apprenons à lâcher du lest pour les choses moins graves et sortir de ce contrôle permanent. Après tout, il grandit en nous imitant, et nous voulons être un bon modèle pour lui.

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9. Félicitez les « oui »

Lorsque vous demandez quelque chose à votre enfant et qu’il répond oui, gratifiez-le d’un petit mot gentil. Cela l’encourage à recommencer plus souvent. 

 

Vous connaissez désormais quelques solutions pour mieux appréhender la phase d’opposition. Nous espérons que vous vous sentez plus que jamais prêts à faire face à cette période du non. Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à les partager en commentaire. 

A lire aussi :  L’article sur le livre « J’ai tout essayé » de Isabelle Filliozat

 

Cécile Huwart

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